dimanche, 07 janvier 2018 17:02

De la nécessité d’écrire Spécial

Ecrire surtout pour rester lucide face au flot de le vie et des illusions qui risqueraient de m’emporter, si je ne me mets pas régulièrement au bord du rivage pour m’asseoir, respirer, me centrer à nouveau sur moi, mon esprit et mon âme, et me poser dans l’attitude de l’observateur et m’interroger sur la vérité de ce que je vois

Je me suis entretenu hier avec quelqu’un qui m’a dit que durant sa jeunesse qui n’a pas toujours été facile, écrire a été son arme pour rester vivant, pour rester debout et ne pas céder au découragement.

J’ai lu aussi qu’un ancien premier ministre de la France a dit que d’écrire lui avait permis de rester vivant.

Pour ma part, je n’ai pas de grandes prétentions. Je ne suis pas Victor Hugo et encore moins Marcel Proust. J’aime écrire pourtant, parce cela éclaircit mes idées. Elles deviennent plus simples; elles doivent devenir intelligibles pour être clairement écrites. Il faut donc faire un petit effort, aller au-delà des émotions ou du simple ressenti, mettre des mots dessus, placés dans un certain ordre, pour faire comprendre à l’intelligence et aussi au cœur des lecteurs. Pour que peut être au-delà de l’espace et du temps, quelque chose se communique entre nous.

Ecrire surtout pour rester lucide face au flot de la vie et des illusions qui risqueraient de m’emporter, si je ne me mets pas régulièrement au bord du rivage pour m’asseoir, respirer, me centrer à nouveau sur moi, mon esprit et mon âme, et me poser dans l’attitude de l’observateur et m’interroger sur la vérité de ce que je vois. Ce qui m’apparaît n’est en somme que la projection de ce qui est dans mon esprit et dans mon cœur, au fond de mon être. Nous ne voyons que ce que nous voulons voir. Le monde ne fait que renvoyer l’image de ce qu’il a au fond de ses entrailles. Beaucoup de douleurs, de souffrances, de cruauté, la torture et la mort infligée tous les jours; mais aussi tant de lueurs d’espoir, quelques chants d’espérance qu’il faut savoir entendre, retranscrire et chanter à notre tour.

Dire surtout, le répéter sans cesse : ne nous arrêtons pas au premier degré, à la première sensation que le monde nous renvoie : c’est seulement ce que nous voulons bien voir. Allons plus au fond. Ne nous laissons pas emporter par l’illusion. Car au fond, dans le premier degré, nous ne pouvons pas savoir ce qui se cache vraiment derrière les apparences. Ne croyons pas que nous connaissons les autres, surtout pas nos proches, ceux qui nous côtoient chaque jour. Ce sont souvent ceux que nous connaissons le moins; enfermés que nous sommes dans nos certitudes, nos idées toutes faites, nos clichés et nos idée reçues, nous ne voyons même pas ce qu’ils renferment dans la vérité de leur esprit et leur cœur, de leur être profond. Ne nous faisons enfin et surtout pas illusion sur nous-mêmes, persuadés que nous sommes les meilleurs ….

 

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